samedi 17 juin 2017

McDonald's et le CIO se séparent


McDonald’s et le CIO se séparent après plus de 40 ans d’alliance. C’est une très mauvaise nouvelle pour le CIO.

D’abord, parce que McDonald’s était un partenaire du CIO depuis 1976 – les Jeux Olympiques de Montréal. Le géant de la restauration rapide investissait 100 millions $ par cycle olympique de 4 ans.

 Il faisait partie des 13 partenaires de premier niveau du mouvement olympique, réunis dans le programme TOP ; Coca Cola, General Electric, Bridgestone, Panasonic, Toyota et Omega étaient du lot.

Ensuite parce que McDonald’s est avec Procter & Gamble la firme qui mesure le mieux le retour sur l’invetissement marketing. En d’autres mots, le message de McDonald’s est « 100 millions $ pour deux jeux (un d’été et un d’hiver), ça n’a plus de sens ! »

Essentiellement, McDonald’s achetait la visibilité et l’image des Jeux. Or, les cotes d’écoute des Jeux de Rio ont été désastreuses chez les 19-49 – recul de 25% - on a parlé de l’effet Netflix !

Et l’image des Jeux est au plus bas. Les Jeux de 2014 ont eu lieu à Sootchi. Ceux de 2016 au Brésil, en plein scandale gouvernemental.

 C’est sans compter avec le choix de villes sur le plan de la pub TV et de la commandite – les trois prochains jeux se dérouleront en Asie, ce qui n’est pas idéal pour l’heure de diffusion des compétitions en Amérique du nord.

McDonald's est le dernier en liste d'une longue liste de commanditaires qui quittent le bateau avec Budweiser, Citigroup, TD Ameritrade et AT&T. Je parle de ce développement d'importance sur le plan marketing avec François Gagnon du 985 FM.

vendredi 9 juin 2017

Décès d'Adam West, le Batman de la série TV



Adam West, qui a joué le rôle de Batman de 1966 à 1968 au réseau ABC, est décédé un peu plus tôt aujourd’hui à l’âge de 88 ans des suites d'une leucémie.

Comme je le mentionne en entrevue au 985 FM, malgré une cinquantaine de films, une centaine d'apparitions à la télévision dans des rôles divers et des voix hors champ pour Family Guy et les Simpsons, le personnage de Batman aura collé à Adam West jusqu’à la fin de sa vie.

On ne peut pas parler du Batman d’Adam West sans évoquer les méchants (une bonne douzaine) et bien sûr, les gadgets du superhéros, entre autres, la batmobile, la batcoptère, les batmenottes et le batsignale.

À l’ère de la télévision naissante dans les années soixante, la série télévisée Batman – plus de 120 épisodes entre 1966 et 1968 sur la chaîne ABC – va contribuer à mettre au goût du jour le personnage de Batman et à faire d’Adam West une superstar l'espace d'un instant.

Les films de Batman dans les années 80 vont ensuite relancer la franchise originale à la TV et donner naissance à une nouvelle génération de fans.

Fait à signaler, le film de Batman lancé en 1984 repose davantage sur la psychologie des personnages imaginés par les créateurs originaux que sur le personnage de la série télévisée de ABC dans les années 60.

En outre, le film est lancé au moment où la franchise de Batman traverse sa plus importante crise : baisse de vente, rumeurs de fin de parution, assassinat puis renaissance de Robin, etc.

On retrouve dans le personnage de Batman, créé en 1939 par Bob Kane et Bill Finger, des thèmes éternels (le personnage binaire, orphelin et costumé), des personnages archétypaux (le Joker, le Penguin, la Catwoman, le Sphinx, Mr Freeze), une ville maudite (Gotham City) et un faire-valoir ou sidekick, Robin, qui permit d’ailleurs à l’époque de doubler les ventes de bandes dessinées Batman en kiosque.

Batman est le 2e personnage le plus populaire de l’histoire des comic books derrière Superman et devant Spiderman, selon IGN Top 100 Comic Book Heroes of All Time.

Pour maximiser les chances de réussite de ce super héros dont les ventes ont frisé le million de copies durant le golden age des comic books, Batman profite de la machine de DC Comics (et sa première incarnation National Publications), l’un des deux géants du comic books avec Marvel qui appartient maintenant à Disney.

L’efficacité du personnage original repose aussi sur la personnalité de Batman, un personnage sombre qui aime tuer et accepte parfois de transgresser la loi pour s’attaquer au mal. 

Mais ce qui fera l’originalité du Batman incarné par Adam West, c’est son côté amusant, surjoué, kitch, un véritable théâtre de l’absurde, reflet de la contre-culture du moment (ou peut-être une satire ?).

jeudi 25 mai 2017

Star Wars fête son 40e anniversaire

La franchise Star Wars/La Guerre des étoiles fête aujourd’hui son 40e anniversaire.

Depuis le lancement du premier Star Wars le 25 mai 1977 dans 45 salles (contre 2655 salles de nos jours), George Lucas a plus d’une fois fait preuve d'un sens aigu de la mise en marché, d’abord en révolutionnant l’univers des effets spéciaux (il fonde Industrial Light and Magic ou ILM), ensuite en réinventant le monde du son grâce à THX Ltd, du jeux vidéo avec LucasArts, de la post-production et mixage son avec Skywalker Sound et de l'animation avec le célèbre studio Pixar.

Personnellement, jamais je n’oublierai le « lightsaber » (« sabre de lumière », ou « sabre lumineux »), les pistolets lasers, le double coucher de soleil sur la planète Tatooine ou les chasseurs X-wing.

Pour la petite histoire, le premier projet intitulé The Star Wars contient 14 pages écrites à la main. 

Monsieur Lucas comprend dès le départ l'importance de créer un monde féérique. Pour ce faire, il n’hésite pas à choquer l'industrie.

Ainsi, il fait débuter chacun de ses films non pas par un générique, mais par un texte déroulant à l'horizontal et présentant l'intrigue, fortement inspiré des débuts de Flash Gordon, faut-il le préciser.

Lucas sera d’ailleurs poursuivi par la Directors Guild of America et de la Writers Guild of America à cause de son refus de débuter ses films par un générique.

Par ailleurs, les films de la série Star Wars de George Lucas utilisent une formule éprouvée, inspirée des écrits de Joseph Campbell.   

Star Wars, c’est le voyage initiatique d’un héros. La série cristallise l’éternel combat entre le bien et le mal avec ses héros et méchants, princes, magiciens et ogres. 

Le premier film sort en 1977, en pleine crise politique et économique. La galaxie de Star Wars est cosmopolite. L’histoire est simple :

  • Un chevalier noir : Darth Vader.
  • Une demoiselle en détresse : la princesse Leia.
  • Un appel à l’aide : R2D2.
  • Un prince charmant qui passe à l’âge adulte : Luke Skywalker.
  • Une mission : délivrer la princesse du méchant.
  • Une aide surnaturelle : un guide, un maître.
  • Un talisman magique : le sabre-laser de son père.
  • Un pouvoir spirituel : la force et Yoda.
  • Des partenaires : Chewbacca et Han.
  • Un labyrinthe : l’Étoile Noire.
  • Un dragon et/ou des monstres : ils abondent.
  • La chasse : les batailles en chasseurs X.
  • La trahison : Lando livre Han à Vader.
  • Les tentations : « sois mon allié ».
  • Le mariage mystique
  • La résurgence du mal : les nombreuses vies du mal.
  • La descente aux enfers : les difficultés s’accumulent.
  • La réconciliation avec le père
À l’évidence, George Lucas est un conteur de grand talent. Il entre à l’University of Southern California pour y étudier le cinéma et tourne son premier film: THX 1138. C’est là qu’il devient un passionné de contes et de légendes. En cours de réflexion, il découvre un livre clé qui va changer sa vie : Les héros sont éternels de Joseph Campbell.

Quand on lui demande d’expliquer le processus créatif relatif à la création de Star Wars, Lucas déclare : « J’ai d’abord essayé d’adapter certains grands principes de la mythologie à mon histoire. Comme cela ne fonctionnait pas, j’ai finalement décidé de laisser tomber et de me concentrer à la rédaction de l’histoire à part entière. J’ai découvert, en me relisant, que tous les principes mythiques étaient présents. »

En entrevue, il affiche une fascination pour le mythe. « Toutes les histoires mythiques possèdent une réserve commune d’images et de symboles », aime à répéter Lucas.

Pour respecter la structure mythique, le héros doit se couper du monde ordinaire, puis subir une série d’épreuves : l’initiation. Luke, l’adolescent rebel, avide d’aventures, se métamorphose ensuite en héros. Au cours de son itinéraire, il croise ogres et magiciens, labyrinthes et pièges.

Cette recette a permis à George Lucas de générer des ventes remarquables. Jusqu’à maintenant, on parle en effet de recette dépassant les 36 milliards $.

(En passant, suite aux ventes décevantes des produits associés au film Godzilla en 1998, c’est Lucas qui va racheter la production invendue pour ensuite la faire fondre et la transformer en poupée Star Wars ! Brillant le monsieur !)

En cours de route, Lucas devient un control freak. Il sélectionne les cinémas qui présenteront son film ; il exige de se faire payer à chaque semaine plutôt qu’aux deux semaines ; il exige qu'on lui donne la salle la plus grande du cinéma ; il interdit les publicités avant ses films ; et le film doit rester à l’affiche au moins douze semaines dans chaque salle.

Lucas développe aussi le concept de teasing afin d'annoncer le lancement prochain d'un autre film de la saga. Mais comme il génère jusqu’à 10 % des profits de la Fox certaines années, on laisse libre cours à ses demandes.

Il est vrai que les différents films de la série ont donné naissance à des jeux vidéo, des romans, des bandes dessinées, et bien sûr, des poupées pour hommes ou figurines, si vous aimez mieux.

Pas mal pour un gars qui accepta de réduire son cachet de moitié pour financer la fin du tournage de son premier film au milieu des années 70 en échange des droits sur les produits dérivés.

Une autre approche qui a d’ailleurs changé de fond en comble l’industrie du cinéma et permis à Lucas d’être l’un des actionnaires les plus importants de Kenner qui deviendra par la suite Hasbro, l’un des deux géants du jouet avec Mattel...

mardi 23 mai 2017

Décès de l'acteur Roger Moore


Roger Moore, l’acteur britannique qui a joué le rôle de Simon Templar dans la série télévisée Le Saint et de l’agent 007 dans sept James Bond est décédé mardi en Suisse à l’âge de 89 ans.

Moore était l’un des 6 acteurs qui incarneront James Bond au cinéma. Les autres sont George Lazenby, Sean Connery, Timothy Dalton, Pierce Brosnan et le très talentueux Daniel Craig.

Curieusement, c’est Cary Grant qui est le premier pressenti pour incarner James Bond au cinéma en 1962. Puis on pense à Roger Moore qu’on élimine parce que trop beau pour incarner le rôle du viril agent secret James Bond. Et pourtant, après le retrait de Connery, Moore deviendra le nouveau visage de James Bond, de Live and Let Die (Vivre et laisser mourir) en 1973 jusqu’à A view to a kill (Dangereusement vôtre) en 1985.

James Bond, c’est l’histoire de son créateur, l’écrivain Ian Fleming, ex-reporter et ex-agent secret britannique qui cherche à s’évader par l’écriture lors d’un séjour en Jamaïque en 1952. Il faut dire que Fleming est sur le point de se marier. 

Dans ce contexte, au bord de la plage, Fleming rêve de femmes, d’aventure et de suspense. Au bout de six semaines, il accouche d’un premier roman intitulé Casino Royale, mettant en vedette un certain James Bond, un agent secret qui prendra quelques années à s’affirmer aux États-Unis.

Initialement, seulement 4000 copies seront vendues du premier livre de Fleming au sud de la frontière. Puis, coup du destin, un certain John F. Kennedy, président des États-Unis, classera les aventures de Bond parmi ses 10 meilleures lectures de l’été dans le magazine Life. C’est le début d’une grande saga.

Fleming, en écrivain talentueux, comprend dès le départ l'importance d’affubler son héros d’un nom porteur. Pourtant, par pur hasard, il reconnaîtra avoir retenu le nom « James Bond » après être tombé sur un livre consacré à l’ornithologie et dont l’auteur est un certain… James Bond.

Momentanément, l’adaptation télévisuelle du roman Casino Royale en 1954 par la CBS (pour un montant de 1000 $ payé directement à Fleming) mettra en vedette l’agent américain « Jimmy Bond ». Mais rapidement, Bond redeviendra un agent britannique au service de la reine dans le film Dr. No lancé en 1962.

Exception faite de ce faux pas, on retrouvera dans la marque James Bond des romans bien ficelés, des thèmes éternels (les oppositions Bond/le méchant, le méchant/la femme, la femme/Bond, le monde libre/l’URSS et l’amour/la mort) et des personnages archétypaux (Bond, le beau, viril, macho, intelligent et loyal agent secret amateur de golf, de gambling, de ski ou de parachute ; le méchant, monstrueux, laid, gros, petit ou chauve multimillionnaire et tricheur).

Par ailleurs, les 12 romans de James Bond écrits par Ian Fleming (10 publiés de son vivant / 2 à titre posthume) reposeront sur une structure invariable qui sera éventuellement reprise avec humour par la série de films d’Austin Powers. Je répète : Bond séduit la femme mais finit toujours par la perdre…

Pour couronner la formule Fleming, des voitures (Aston Martin, BMW, etc.), des fusils (dont le fameux Beretta 418, un fusil de femme faut-il le préciser), des gadgets, de l’alcool, des destinations à faire rêver et de jolies filles.

Cette recette réglée au quart de tour permettra à Fleming de choisir de son vivant six auteurs qui poursuivront la tradition Bond après sa mort en 1964.

Avant son décès, Fleming vendra les droits cinématographiques à court terme de James Bond à Harry Saltzman, un Canadien née à Sherbrooke et à Albert Brocoli, un Américain, pour la somme initiale de 50 000 $.

Brocoli et Saltzman formeront une entreprise, Eon, pour gérer le développement créatif de James Bond sur le grand écran. Éventuellement, Saltzman vendra ses parts à United Artist devenue depuis MGM.

Les films de la série donneront naissance à des jeux vidéo, des trames musicales et des bandes dessinées.

Au total, les ventes de la marque James Bond, incluant celles des produits dérivés, s’élèvent aujourd’hui à plus de 5 milliards $. Cela fait de James Bond l’une des trois plus importantes franchises de tous les temps avec Harry Potter et Star Wars.

À eux seul, les romans de James Bond ont dépassé le cap des 100 millions de copies vendues. On estime aujourd’hui que plus de 2,5 milliards de paires d’yeux ont vu les films de James Bond en salle depuis 1962. Pas mal pour un héros que William Plomer, l’éditeur initial de le série James Bond, trouvera un peu ennuyeux. 


jeudi 11 mai 2017

Disney fera escale à Québec, Baie-Comeau et Saguenay


Le navire Disney Magic fera escale à Baie-Comeau, Saguenay et Québec à l'automne 2018. Pour la vieille capitale, il s’agit d’une prise majeure qui confirme encore une fois le pouvoir d’attraction de la ville de Québec dans l’univers de la croisière, une industrie qui a généré des revenus de 39,6 milliards $ en 2016 et qui emploie près de 1 million de travailleurs selon la Cruise Lines International Association.

Rappelons d’ailleurs pour l’avoir vue de mes propres yeux dans les ports d’embarquements de Princess Cruises et Norwegian Cruise Line (NCL) que la ville de Québec sert régulièrement d’argument clé pour ces géants des mers en quête de nouvelles clientèles. C’est un exploit remarquable dans une industrie dominée par les voyages aux Caraïbes – 33,7 % du chiffre d’affaires de l’industrie de la croisière.

L’univers de la croisière est un oligopole composé de plusieurs marques (62 entreprises en 2016 qui possèdent plus de 448 navires – 26 nouveaux navires en 2017 ; 17 en 2018 et 22 en 2019) dominé par trois joueurs clés : Carnival, Norwegian Cruise Line (NCL) et Royal Caribbean.

Plus récemment, il faut ajouter à ce trio la firme Disney qui détient 2,8 % du marché et qui a fait l’acquisition de quatre paquebots afin de viser le marché des plus jeunes, un marché fort prometteur : le Disney Magic, le Disney Wonder, le Disney Dream et le Disney Fantasy.

En 2021 et 2023, deux autres paquebots s’ajouteront à la flotte Disney. C’est dire le potentiel pour Québec et l’importance de faire le meilleur travail possible sur le plan marketing. Disney possède aussi une île privée, Castaway Cay.

Carnival, le Coca-Cola de la croisière, domine l’industrie avec 48 % du marché ou 106 navires. Il est suivi par Royal Caribbean avec 23 % du marché ou 42 navires. 

Royal Caribbean peut se vanter d’avoir 7 des 10 paquebots les plus grands du monde dont l'Allure of the Seas et l'Oasis of the Seas (deux bateaux deux fois plus longs que le Titanic) qui transportent jusqu'à 8500 personnes chacun.

La firme Norwegian Cruise Line ou NCL ferme la marche avec 8 % du marché (22 navires). Les 23 autres membres de la Cruise Lines International Association (CLIA) se séparent les quelques parts de marché restantes.

Carnival Corporation a été fondé par Ted Arison en 1972. À l’époque Arison se porte acquéreur pour 1$ d’un bateau destiné à la ferraille, l’Empress of Canada, un navire qu’il rebaptisera le Mardi Gras. 

Carnival compte aujourd’hui 65 000 employés et opère sous 10 marques différentes, dont AIDA Cruises, Carnival Cruise Line, Costa Cruises, Fathom, P&O Cruises, P&O Cruises Australia, Cunard, Princess Cruises, Holland America Line et Seabourn.

Dans les faits, Ted Arison de Carnival et Knut Kloster de Norwegian Cruise Line sont à l’origine du marketing  qui caractérise la croisière moderne, un repositionnement fondé sur le loisir et le divertissement avec des casinos, des cinémas, de multiples restaurants et piscines, des magasins, etc.

Arison et Kloster ont d’ailleurs été des partenaires lors de la création de Norwegian Cruise Line en 1966 avant de se séparer.

Dans les années 60, ces deux génies de l'industrie comprennent intuitivement qu’avec l’arrivée de l’avion à réacteur, la croisière transatlantique classique est un produit en voie de disparition.

Pour assurer un flot continu de clientèles et de revenus, Arison et Kloster démocratisent la croisière et s’assurent que la classe moyenne pourra monter à bord. Car une fois sur le bateau, tous les espoirs de dépenses sont évidemment permis...

Arison et Kloster mettent au point la recette marketing du futur en croisière. Pour survivre, l'industrie de la croisière reposera dorénavant sur le divertissement, ce qu’Arison appellera les « Fun Ships » sur lesquels on retrouvera tantôt golf, patinoire, piste de jogging, carrousel, bars, salles de spectacles, gymnase, cinéma, librairie, piscine, spa, casino, terrain de basketball, etc.

Arison initiera la publicité à la télévision pendant que Princess Cruises fera dans le placement de produit en 1984, aidé en cela par l'émission de télévision Love Boat, une série qui sera diffusée pendant 10 ans à la télévision ; une série mettant en vedette un paquebot de Princess Cruises, une entreprise qui sera éventuellement acquise par Carnival en 2003.

Pour Québec, l’addition de Disney Cruises est une excellente nouvelle sur la plan financier. En 2016, plus de 24 millions de clients ont sillonné les mers du globe sur un navire de croisière.

Et aux dernières nouvelles, l'industrie de la croisière croît au rythme de 7 % par an. Statistiquement, plus de 60 % de la clientèle est Américaine ou Canadienne avec une moyenne d’âge de 48 ans et un salaire familial moyen de 109 000 $. Un marché potentiel extraordinaire pour Québec, le Saguenay et Baie-Comeau !

mardi 18 avril 2017

Transcontinental met en vente ses hebdos au Québec

TC Transcontinental met en vente ses 93 journaux du Québec et de l'Ontario. À terme, ce processus permettra de transférer la gestion ainsi que les responsabilités du marketing à des éditeurs locaux, ce qui est une bonne nouvelle en soit sur le plan régional. Pour Transcontinental qui avait acheté les 40 journaux régionaux de Québecor en 2014, il s’agit d’un retournement de situation majeur, mais sans surprise.  

« Nous sommes persuadés que la vente de ces actifs à des acteurs locaux représente la meilleure avenue pour contribuer à la pérennité de la presse locale et favoriser une plus grande proximité avec les annonceurs et les communautés desservies », a souligné François Olivier, président et chef de la direction de TC Transcontinental.

Il est vrai qu’avec la montréalisation des médias, l’hebdomadaire prend une place primordiale en région. D'un point de vue publicitaire, les hebdos sont idéals pour agir localement. Ils sont la source d’information par excellence d’une région. Les hebdomadaires constituent avec la radio le principal média pour se tenir au courant de ce qui se passe près de chez soi.

Comme je l'indique dans mon livre Quels médias choisir pour votre publicité, les lecteurs ont la conviction que les hebdos constituent un moyen efficace pour savoir ce qui se passe dans leur coin de pays. Pour la majorité d’entre eux, c’est le lien par excellence entre une région et ses citoyens quand vient le temps de s’informer sur l’actualité locale : politique, culture, économie, sport, etc.

Selon Jacques Dorion qui a bâti une grille d'évaluation des hebdos fort utile, l’hebdomadaire est un achat politique : « C’est une façon de se situer dans la communauté au milieu de l’information locale. Les hebdos ont l’avantage d’être en même temps un média de masse et un produit très ciblé localement. »

Les hebdos traitent d’événements qui ne sont pas couverts dans la plupart des autres grands médias tels la télévision ou les grands quotidiens.

Sans surprise, on remarque que l’intérêt pour les hebdos est légèrement plus élevé dans les petits marchés (moins de 100 000 habitants) et le taux de consultation est important dans la ceinture de Montréal.

Les hebdomadaires touchent une cible précise — une ville, un quartier ou une municipalité. Leur public est moins fragmenté que celui d’autres médias. Pour cette raison, la publicité dans les hebdos permet d’atteindre votre cible à peu de frais.

Les hebdomadaires sont flexibles. Ils permettent d’agir rapidement, d’annoncer une ouverture, des rénovations, une vente, etc. Vous pouvez y placer une annonce à quelques jours — ou quelques heures! — d’avis.

L’hebdomadaire permet également de détailler les caractéristiques de vos produits. À l’instar des quotidiens, les hebdomadaires sont des médias d’information. Conséquemment, les lecteurs sont plus réceptifs à des textes détaillés.

Sur ce plan, les hebdos sont idéals pour les PME. Avec la radio, l’hebdomadaire est le média le plus utilisé par les PME sur le plan local. Les principaux annonceurs dans les hebdos sont les concessionnaires automobiles, les magasins de meubles et le commerce au détail.

Malgré ces nombreuses forces, l’hebdomadaire ressemble à la radio -- c’est un média qui n’est pas toujours jugé à sa juste valeur par les publicitaires. Les jeunes planificateurs médias boudent souvent les hebdomadaires. Ils ne les considèrent pas assez sexy.

Pourtant, localement, les entreprises se servent encore des hebdos, pensons aux concessionnaires automobiles, aux chaînes d’épiceries, aux pharmacies, aux restaurateurs, aux marchands de meubles, aux plombiers, aux commerces de détail et aux agents immobiliers. Généralement, les annonceurs nationaux qui achètent de la publicité dans les hebdomadaires sont ceux qui ont des franchises, par exemple, Jean Coutu, Subway ou Burger King.

Si les meilleurs jours de la presse papier sont loin derrière, la performance des hebdos reste intéressante: selon Hebdos Québec, l'industrie de la presse hebdomadaire générait 309 $ millions de dollars en recettes publicitaires en 2014 (Source : Hebdos Québec ) et il s’agit de l’un des rares médias papier dont le tirage soit en progression (Source : CDMQ, «Hebdomadaires, une année d’adaptation», Le Guide annuel des médias 2014, p. 84.)

Le tirage total hebdomadaire est de 7 019 402 d’exemplaires, incluant les membres Hebdos Québec et les non-membres (Source : CDMQ, «Hebdomadaires, une année d’adaptation», Le Guide annuel des médias 2014, p. 84.) Pour un, le site de TC Médias journaux génère 3,4 millions de visiteurs uniques par mois au Québec (Source : Google Analytics, mars 2015).

mercredi 5 avril 2017

Labatt 50 deviendrait Labatt 150

Poisson d’avril de Justin Trudeau - ou de Labatt? Il semble que Labatt 50 deviendrait Labatt 150 pour quelques mois au Canada seulement, juste à temps pour le 1er juillet. Comment expliquer ce changement de nom de la part du géant de la bière? J'en parle avec Louis-Philippe Brulé

lundi 27 mars 2017

La sauce à Big Mac dans les épiceries


Déjà offerte pour un temps limité aux États-Unis au début 2017, la sauce Big Mac de la chaîne McDonald’s fera son entrée dans les supermarchés au Canada au printemps, juste à temps pour les BBQ. Grâce à un partenariat avec Kraft/Heinz, la célèbre sauce mise au point à Pittsburgh par Jim Delligatti en 1967, l'un des premiers franchisés de Ray Kroc, se retrouvera en supermarché avec les sauces MacPoulet et Fillet de poisson.

Comme je le mentionne en entrevue avec François Gagnon du FM98,5, il ne faudrait pas s’étonner que d’autres produits du géant McDonald’s fassent leur apparition dans les supermarchés ou ailleurs dans les prochains années. 

La direction de l’entreprise a récemment décidé d’offrir les déjeuners 24 heures sur 24 et le service à la clientèle avec écran tactile, le Big Mac disponible dans des machines distributrices à Boston (pour une journée seulement - le 31 janvier 2017) et le magasin virtuel McDonald’s. Dans un futur pas très éloigné, on teste aussi la livraison à domicile avec Uber Eat et l’application mobile à la sauce Starbucks. Pour écouter l’entrevue.

vendredi 24 mars 2017

«Affiche ta pub» de Claude Cossette



Le dernier livre de Claude Cossette présente les vues personnelles de ce passionné de communication et de publicité. Comme l’écrit Cossette dans son chapitre de départ : « La publicité t’intéresse, Tu veux travailler dans la publicité ? Tu veux devenir publicitaire. (…) Just do it ! » 

Tel est le pitch d’Affiche ta pub: Publicitaire, métier excitant, de Claude Cossette, qui a été lancé il y a quelques jours par les Presses de l’Université Laval (PUL).

Contrairement à son ouvrage La pub déchet culturel, le petit dernier de Cossette peut être lu comme un guide destiné aux jeunes publicitaires en devenir, un livre résolument pro-publicité.

On y retrouve la «marque de commerce» du fondateur de Cossette Communication Marketing et professeur à l’Université Laval : les clins d’œil de l’érudit, les citations, les références à l’actualité. Et également les thèmes chers à Cossette, c'est-à-dire l’importance de la créativité, de la passion, du développement culturel, économique et social du Québec.

Cossette met immédiatement en garde le lecteur contre un raccourci trop simple qui garantirait le succès publicitaire instantané, le succès à la sauce téléréalité.

À travers les 10 chapitres du livre -- les 10 commandements -- on comprend que la réussite sous-tend un travail de tous les instants, un travail sur soi et sur les autres.

Car les sentiers sont parfois tortueux et exigeants : écoles de publicité, spécialisation (médias, recherche ou créativité ?), apprentissage du travail d’équipe (pas facile pour une génération qui valorise l’individualité), enrichissement de soi (lecture, clubs sociaux, associations), culture, implication communautaire, éthique et réputation.

Avec son regard amusé et lucide, un peu comme il l’avait fait dans La pub en action, Claude Cossette nous offre un superbe exercice de réalisme en publicité, tout en s'interrogeant sur ce que signifie aujourd'hui « faire de la publicité ».

Dans chacun des chapitres, Claude Cossette accompagne quiconque désire apprendre à réfléchir sur le métier de publicitaire dans un ouvrage qui est au fond un merveilleux guide pour s’accomplir dans sa vie personnelle et professionnelle. Sur ce plan, c’est le livre le plus aventureux de Claude Cossette.

L’entretien ressemble à une conversation amicale au coin du feu, un peu comme il l’avait fait dans cette entrevue au début des années 90. Chaque chapitre fourmille d’anecdotes qui illustrent à merveille le propos.

Car on comprend que pour réussir en publicité comme dans bien d’autres choses d’ailleurs, il faut une bonne dose de formation, de travail, de passion, d’enthousiasme et de curiosité.

Sur ce plan, Claude Cossette prêche assurément par l’exemple. Par ses travaux sur la publicité, la créativité ou l’image, Claude Cossette est en effet l’un des communicateurs les plus marquants du monde des communications.

Je me souviens de l’avoir rencontré au début des années 90. J’avais été impressionné par le personnage, une voix qui portait, qui avait de l’énergie, une humeur très souriante et sympathique.

À cette époque, j’avais accouché d’un manuscrit sur la publicité après plusieurs mois de gestation ; un manuscrit ( 1001 trucs publicitaires ) qu’il m’avait gentiment offert de lire avant d’écrire une généreuse préface. 

Depuis ce temps, il a été présent à chaque moment clé de ma carrière de professeur et de communicateur. Un véritable mentor. Comme il l’a été pour plusieurs cohortes d’étudiantes et d’étudiants de l’Université Laval.

Car comme il le disait déjà dans les années 90 et comme il le rappelle avec acuité dans son livre Affiche ta pub : «Tes rêves ne seront que mirages si tu ne te lances pas dans l’action !» 


Auteur : Claude Cossette 
Parution: 10 mars 2017 
142 pages 
19.95 $

vendredi 17 mars 2017

Exposition «Jean-Claude Dupont: homme de légendes»


Jusqu’en décembre 2017, la Maison des Jésuites à Sillery présente une exposition consacrée à l’œuvre de Jean-Claude Dupont. L’exposition intitulée Jean-Claude Dupont: homme de légendes - Un peintre ethnologue chez les Amérindiens met en valeur une vingtaine de toiles inédites, des objets liés à la culture amérindienne, des livres, des disques, et une entrevue qu’il avait accordée chez lui il y a quelques années.

Professeur à la Memorial University de Saint-Jean (1964-1965), à Terre-Neuve, et à l'Université de Moncton (1965-1967), au Nouveau-Brunswick, Jean-Claude Dupont enseigne à l'Université Laval de 1968 jusqu'à sa retraite en 1999. En 1979, il devient professeur titulaire du programme d'ethnologie. Jean-Claude Dupont a aussi été professeur invité à l'Institut français de Worcester au Massachusetts et aux universités de New York à Albany, et de Sudbury en Ontario.

Ethnologue réputé, récipiendaire en 1993 de la Médaille Marius-Barbeau de l'Association canadienne d'ethnologie et de folklore, et en 1998, du prix Gérard-Morisset, Jean-Claude Dupont a guidé des centaines d'étudiants pendant 35 ans comme professeur et directeur.

Monsieur Dupont dirige plus de 50 mémoires de maîtrise et 25 thèses de doctorat. D'ailleurs, Claude Corriveau, commissaire à l’exposition Jean-Claude Dupont: homme de légendes - Un peintre ethnologue chez les Amérindiens, a été l’une des étudiantes de Jean-Claude Dupont. Elle a publié le fruit de sa thèse dans un livre intitulé Les voitures à chevaux au Québec.

«Dans les années 70 et 80, il était partout», rappelle l’éminent historien et scénariste Michel Lessard. «Les diplômes d'études avancées pleuvaient par dizaines, nourrissant une muséologie en plein élan et un ministère de la Culture en envolée. Les publications étaient des best-sellers et tout le monde ratissait les campagnes pour se dénicher un domaine ou une trace matérielle du passé. Dupont a été un raffineur de carburant de cet éveil populaire, vite mis en image pour la télévision. Le professeur Dupont a ouvert mille pistes à explorer à une foule de créateurs.» 

Détenteur d'un baccalauréat ès arts de l'Université Sainte-Anne, en Nouvelle-Écosse, en 1960, Jean-Claude Dupont poursuit ses études à l'Université Laval, à Québec, où il reçoit une licence ès lettres (1963), une maîtrise ès arts et un doctorat en ethnologie. Par la suite, il entreprend des études postdoctorales au Centre d'ethnologie française de Paris.  En 2005, il a été nommé à l'Ordre du Canada.

De 1976 à 1982, il a été directeur du Centre d'études sur la langue, les arts et les traditions populaires des francophones en Amérique du Nord (CÉLAT). 

Durant sa carrière, Jean-Claude Dupont a écrit, seul ou en collaboration, une quarantaine d'ouvrages sur la culture matérielle des francophones d'Amérique du Nord dont Le Monde fantastique de la Beauce (1972), Héritage d'Acadie (1972), Le Sucre du pays (1975), Histoire populaire d'Acadie (1979) et L'artisan forgeron (1979). 

Avec son épouse, Jeanne Pomerleau, écrivaine qui compte plusieurs publications à son actif, dont Les grandes corvées beauceronnes, Métiers ambulants d’autrefois et Arts et métiers de nos ancêtres, 1650-1950, Gens de métiers et d'aventures et la trilogie Des métiers pour l'âme, Des métiers pour le corps et Des métiers pour le voisinage, il forme une équipe du tonnerre. 

Jean-Claude Dupont a aussi publié et illustré une quinzaine de recueils de légendes se rapportant aussi bien à l'Amérique française et au fleuve St-Laurent qu'aux diverses régions du Québec et à la culture amérindienne que l'on peut se procurer aux Éditions JC Dupont

Soucieux de la diffusion du patrimoine, Jean-Claude Dupont devient alors éditeur et peintre. Comme le rappelle Claude Corriveau en entrevue à Radio-Canada, Monsieur Dupont illustre chacune des légendes de ses livres de vulgarisation d’un tableau de style naїf -- plus de 400 au total ! Ces tableaux ont d’ailleurs fait l’objet d’importantes expositions à travers le monde : États-Unis, France, Japon et Russie.  

D'après Harold Gilbert, «Jean-Claude Dupont avait cette manière de raconter les légendes comme s’il en avait été lui-même témoin. Ce qui est un peu vrai. En effet, né à Saint-Antonin, dans le Bas-Saint-Laurent, le jeune Dupont se plaît à écouter les aïeux, détenteurs de la sagesse populaire, les bûcherons et gens de passage qui se dépensent en histoires abracadabrantes de loups-garous et de trépassés dans la chaleur du magasin général familial.» 

Il reçoit un doctorat d’honneur ès lettres de l’Université de Moncton en 2004 ainsi qu’un doctorat honorifique en études acadiennes de l’Université Sainte-Anne en 2012. 

Entre 1973 et 1976, Jean-Claude Dupont, homme aux multiples talents a aussi écrit les textes de plusieurs chansons d’Edith Butler, dont Sail à majeur, l'Acadie s'marie, Les berceaux et Nos hommes ont mis la voile

«Homme modeste et d’une grande simplicité, tous, que ce soit des collègues de travail ou des étudiants, lui faisaient immédiatement confiance», mentionne Jeanne Valois. «Généreux envers les nombreux étudiants qu’il a côtoyés, il parvenait à nouer une relation de confiance avec chacun d’eux. Empathique à souhait, il savait charmer tous ceux qu’il rencontrait que ce soit au travail ou dans sa vie privée.»   

L’exposition Jean-Claude Dupont: homme de légendes - Un peintre ethnologue chez les Amérindiens est présentée jusqu’au 17 décembre 2017 à la Maison des Jésuites, située au 2320, chemin du Foulon.

mardi 14 mars 2017

UOCMN 2017 - des discours et des succès inspirants

@UOCMN 2017, une journée de conférences annuelle organisée par les étudiantes et les étudiants en communication de l’Université d’Ottawa, était de retour pour une troisième année aujourd'hui au Pavillon Tabaret. 

Cette activité spécialisée, qui explore les nouvelles tendances en relations publiques, attire chaque année des étudiants et des professionnels du milieu des relations publiques et de la communication. La journés conférences de cette année avait comme thème «La valorisation de l’image en relations publiques».

La première conférencière, Madame Anabel Linblad, s’est intéressée à la notion d’image. Pour ce faire, elle a jeté un regard sur l’image du Canada ici et ailleurs dans le monde à partir de sondages et de clip vidéo.

Madame Lindblad est directrice, Communications stratégiques, pour le portefeuille des affaires étrangères, de la sécurité et de la défense au Bureau du Conseil privé (BCP). Elle œuvre au sein du gouvernement du Canada depuis maintenant neuf ans, ayant passé par le Commissariat aux langues officielles, le Secrétariat du Conseil du Trésor et Affaires mondiales Canada avant de se joindre au BCP.

Le second conférencier, Serge Vallières, Directeur conseil chez Citoyen Optimum, nous a parlé des relations de presse à l'ère des médias sociaux. Pour ce faire, Monsieur Vallière a donné de nombreux exemples concrets comme le lancement de TéoTaxi ou de la Molson 1908 en plus de nous mentionné qu'à l'heure des nouveaux médias, le téléphone reste un outil imbattable pour faire ses relations de presse

En début d’après-midi, Daniel Bouchard, chef d’antenne du Téléjournal Ottawa-Gatineau, week-end à la Télévision de Radio-Canada et professeur à l’Université d’Ottawa a agi en tant que modérateur du panel des grands anniversaires, une première pour le colloque UOCMN. 

Lors de son allocution d’introduction, Monsieur Bouchard a pris soin de féliciter les 13 étudiants à l’origine du UOCMN2017, un geste qui a fait chaud au cœur des étudiants. 

Le panel des grands anniversaires était composé de Madame Ajà Besler, Présidente de l'association des communautés francophones d'Ottawa, Diplômée de l'Université d'Ottawa, et de Monsieur M. Guy Laflamme, directeur général du Bureau d’Ottawa 2017 (Ottawa 2017). Monsieur Laflamme nous a d’ailleurs précisé que le plan de communication initiale de la ville d’Ottawa pour les célébrations du 150e faisait plus de 400 pages !

En fin d’après-midi, UOCMN2017 a eu le privilège de recevoir Monsieur Pierre Gince, Président et fondateur de Direction Communications et Mesure Média. Monsieur Gince nous a entretenus des « Perspectives d’avenir en Relations Publiques. »

Journaliste, puis conseiller d’un ministre et au sein de trois cabinets de relations publiques, Pierre Gince, agréé en relations publiques (ARP ), fonde le cabinet de relations publiques Direction Communications stratégiques en 1994 et Mesure Média en 2015. 

En 2016, la Société québécoise des professionnels en relations publiques (SQPRP) a remis à Monsieur Pierre Gince le prestigieux Prix Yves St-Amand afin de souligner son engagement, le partage de ses connaissances et l’avancement de la profession auquel il a contribué.

Lors de sa présentation, Monsieur Gince a fait un bref retour sur l’histoire des relations publiques, de Jules César à nos jours. En fin d’allocution, Monsieur Gince a rappelé aux étudiants en relations publiques et en communication l’importance de s’impliquer le plus tôt possible à l’université, un plaidoyer « pro activité parascolaire » qui terminait magnifiquement bien la journée.

Fait à noter, Monsieur Gince avait avec lui un exemplaire d’un livre de Monsieur Edward Bernays dédicacé de la main de l’auteur, un document d’archives qui en a fait sursauter plus d’un dans la salle. Ce livre a été offert à Monsieur Gince par son ami Michel Dumas avant son décès.

À la fin des années 60, Michel Dumas a été un des premiers Québécois à obtenir une maîtrise en relations publiques (Boston University). Il avait aussi travaillé avec celui qu’on nomme le « père des relations publiques », Edward Bernays.

Je veux d’emblée féliciter le comité organisateur @UOCMN 2017 composé de Clémence Caro, Dominique Carrière, Gwenaëlle Couillec, Agathe Dauviau, Mélanie Desmarais, Djawad Dib, David Gakwerere, Mary Fulton, Priscilia Luasa Kabengele, Michca Lacaille, Ama Ouattara, Laurence Sicotte-Robinson et Maude Thérien pour l’organisation de cette journée-conférences, qui témoigne du dynamisme du département de communication de l’Université d’Ottawa. 

Ce forum initié il y a quelques années par Benoît Paradis, Producteur associé chez Fokus Box et ex-étudiant en relations publiques au département de communication de l'Université d'Ottawa, est un moment important pour les étudiantes et les étudiants du département de communication de l’Université d’Ottawa. En effet, en plus d'approfondir leurs connaissances lors des conférences, les participants mettent celles-ci en pratique lors d'échanges et de rencontres stimulantes.

Dans la préparation de ce colloque, les organisateurs de @UOCMN 2017 ont reçu le soutien du département de communication, de la faculté des Arts de l’Université d’Ottawa, du Centre du bilinguisme / Bilingualism Centre, d'UOttawa Alumni - Diplômés UOttawa, @Conseil d'esprit de corps, de médias et de gens d'affaires dont Citoyen Optimum, ICI Ottawa-Gatineau et Infopresse. Je tiens à les remercier.

lundi 13 mars 2017

125e anniversaire de la Coupe Stanley

À l'occasion du 125e anniversaire de la Coupe Stanley, retour obligé sur le trophée le plus célèbre du sport professionnel.  

Quelles sont les origines de la Coupe Stanley ? Combien existe-t-il de Coupe Stanley ? Quelles sont les meilleures anecdotes reliées à la Coupe Stanley ?  J'en parle avec Ray Cloutier à l'antenne du FM93 avec en prime une histoire savoureuse sur la Coupe Avco (AMH), premier trophée commandité dans l’histoire du sport professionnel.

lundi 6 mars 2017

Lancement de Snapchat en bourse


Snapchat est une application gratuite de partage photos et de vidéos qui a été conçue et développée par trois étudiants de l'université Stanford. Snapchat permet de communiquer facilement avec des amis et de regarder des Live Stories du monde entier. Ceci dit, chaque photographie ou vidéo envoyée ne peut être visible par son destinataire que durant quelques instants. Et bien sûr, les Snapchatters peuvent toujours faire des captures d’écrans ! 

Pourquoi cette application suscite-t-elle tant d'enthousiasme en bourse (Snapchat valait 40 milliards $ deux jours après son lancement au NYSE – plus que CBS, Carnival Cruises ou Delta !) et comment les fondateurs ont-ils réussi à créer un buzz aussi important? J’en parle avec Gilles Parent du FM93.

samedi 4 mars 2017

Red Bull Crashed Ice à Ottawa


En fin de semaine, à l’occasion du 150e anniversaire de la confédération canadienne, le Red Bull Crashed Ice se déplace à Ottawa pour la première fois. 

En créant un événement sportif comme le Red Bull Crashed Ice, le géant de la boisson énergisante Red Bull entretient sa visibilité et son capital de sympathie auprès des adolescents et des jeunes adultes, ses deux publics de choix. 

Mieux encore, en concevant plus de 500 événements dans le monde annuellement, Red Bull est devenue avec le temps un créateur de records, mais aussi un créateur de contenus et de sensations fortes qui seront au final associés à sa marque.  

En prime, les divers événements auxquels la firme s’associe contribuent à conforter son image de marque auprès de sa clientèle, une image fondée sur « l’authenticité ». 

Après tout, comme le dit Red Bull : « ce n’est pas du marketing, c’est un exploit sportif. » 

Et pourtant, comme je le rappelle en entrevue à Radio-Canada Ottawa, pour être efficace, le contenu d’une action marketing doit toujours aller dans le sens de l’image que cherche à se donner une entreprise. Dans le cas du marketing événementiel, l’événement organisé doit appuyer, voire renforcer l’image de marque de la firme. 

Dans les faits, on devine que les effets de ce marketing événementiel de Red Bull sont nombreux et spectaculaires.

Les clients potentiels se reconnaissent dans son image extrême entretenue par son association tous azimuts à un homme qui dévale en patin, au péril de sa vie, une pente glacée à toute vitesse (Red Bull Crashed Ice). 

Par ailleurs, ils ont une meilleure image de Red Bull et ils pensent que le géant de la boisson énergisante est un leader dans son secteur d’activité (ce qu’il est avec son rival de toujours Monster Energy Drink). 

En s’associant à un événement, la firme cherche donc à maximiser les éléments suivants : exclusivité d’association, droit de se présenter comme le commanditaire officiel, droit d’utiliser le nom, le logo et l’image de l’événement, visibilité sur le site de l’événement, occasions d’actions de relations publiques, etc. 

Dans ce contexte, les critères permettant d’évaluer la commandite sont nombreux: nombre de téléspectateurs, visibilité sur les lieux de l’événement et dans la couverture médiatique, image de l’événement, potentiel commercial, couverture en temps réel, mentions de l'entreprise et présence de la télévision.

L’ABC du marketing événementiel sportif efficace se résume à quelques principes simples. Parmi ceux-ci, trois règles incontournables: 1) ciblez (dans la mesure du possible) et entretenez votre image ; 2) prenez des risques, mais pas trop ; et 3) préparez-vous en cas de catastrophe. Pour maximiser vos chances de réussite et vous protéger, revêtez toujours la cape de l’exploit sportif.