vendredi 24 mars 2017

«Affiche ta pub» de Claude Cossette



Le dernier livre de Claude Cossette présente les vues personnelles de ce passionné de communication et de publicité. Comme l’écrit Cossette dans son chapitre de départ : « La publicité t’intéresse, Tu veux travailler dans la publicité ? Tu veux devenir publicitaire. (…) Just do it ! » 

Tel est le pitch d’Affiche ta pub: Publicitaire, métier excitant, de Claude Cossette, qui a été lancé il y a quelques jours par les Presses de l’Université Laval (PUL).

Contrairement à son ouvrage La pub déchet culturel, le petit dernier de Cossette peut être lu comme un guide destiné aux jeunes publicitaires en devenir, un livre résolument pro-publicité.

On y retrouve la «marque de commerce» du fondateur de Cossette Communication Marketing et professeur à l’Université Laval : les clins d’œil de l’érudit, les citations, les références à l’actualité. Et également les thèmes chers à Cossette, c'est-à-dire l’importance de la créativité, de la passion, du développement culturel, économique et social du Québec.

Cossette met immédiatement en garde le lecteur contre un raccourci trop simple qui garantirait le succès publicitaire instantané, le succès à la sauce téléréalité.

À travers les 10 chapitres du livre -- les 10 commandements -- on comprend que la réussite sous-tend un travail de tous les instants, un travail sur soi et sur les autres.

Car les sentiers sont parfois tortueux et exigeants : écoles de publicité, spécialisation (médias, recherche ou créativité ?), apprentissage du travail d’équipe (pas facile pour une génération qui valorise l’individualité), enrichissement de soi (lecture, clubs sociaux, associations), culture, implication communautaire, éthique et réputation.

Avec son regard amusé et lucide, un peu comme il l’avait fait dans La pub en action, Claude Cossette nous offre un superbe exercice de réalisme en publicité, tout en s'interrogeant sur ce que signifie aujourd'hui « faire de la publicité ».

Dans chacun des chapitres, Claude Cossette accompagne quiconque désire apprendre à réfléchir sur le métier de publicitaire dans un ouvrage qui est au fond un merveilleux guide pour s’accomplir dans sa vie personnelle et professionnelle. Sur ce plan, c’est le livre le plus aventureux de Claude Cossette.

L’entretien ressemble à une conversation amicale au coin du feu, un peu comme il l’avait fait dans cette entrevue au début des années 90. Chaque chapitre fourmille d’anecdotes qui illustrent à merveille le propos.

Car on comprend que pour réussir en publicité comme dans bien d’autres choses d’ailleurs, il faut une bonne dose de formation, de travail, de passion, d’enthousiasme et de curiosité.

Sur ce plan, Claude Cossette prêche assurément par l’exemple. Par ses travaux sur la publicité, la créativité ou l’image, Claude Cossette est en effet l’un des communicateurs les plus marquants du monde des communications.

Je me souviens de l’avoir rencontré au début des années 90. J’avais été impressionné par le personnage, une voix qui portait, qui avait de l’énergie, une humeur très souriante et sympathique.

À cette époque, j’avais accouché d’un manuscrit sur la publicité après plusieurs mois de gestation ; un manuscrit ( 1001 trucs publicitaires ) qu’il m’avait gentiment offert de lire avant d’écrire une généreuse préface. 

Depuis ce temps, il a été présent à chaque moment clé de ma carrière de professeur et de communicateur. Un véritable mentor. Comme il l’a été pour plusieurs cohortes d’étudiantes et d’étudiants de l’Université Laval.

Car comme il le disait déjà dans les années 90 et comme il le rappelle avec acuité dans son livre Affiche ta pub : «Tes rêves ne seront que mirages si tu ne te lances pas dans l’action !» 


Auteur : Claude Cossette 
Parution: 10 mars 2017 
142 pages 
19.95 $

vendredi 17 mars 2017

Exposition «Jean-Claude Dupont: homme de légendes»


Jusqu’en décembre 2017, la Maison des Jésuites à Sillery présente une exposition consacrée à l’œuvre de Jean-Claude Dupont. L’exposition intitulée Jean-Claude Dupont: homme de légendes - Un peintre ethnologue chez les Amérindiens met en valeur une vingtaine de toiles inédites, des objets liés à la culture amérindienne, des livres, des disques, et une entrevue qu’il avait accordée chez lui il y a quelques années.

Professeur à la Memorial University de Saint-Jean (1964-1965), à Terre-Neuve, et à l'Université de Moncton (1965-1967), au Nouveau-Brunswick, Jean-Claude Dupont enseigne à l'Université Laval de 1968 jusqu'à sa retraite en 1999. En 1979, il devient professeur titulaire du programme d'ethnologie. Jean-Claude Dupont a aussi été professeur invité à l'Institut français de Worcester au Massachusetts et aux universités de New York à Albany, et de Sudbury en Ontario.

Ethnologue réputé, récipiendaire en 1993 de la Médaille Marius-Barbeau de l'Association canadienne d'ethnologie et de folklore, et en 1998, du prix Gérard-Morisset, Jean-Claude Dupont a guidé des centaines d'étudiants pendant 35 ans comme professeur et directeur.

Monsieur Dupont dirige plus de 50 mémoires de maîtrise et 25 thèses de doctorat. D'ailleurs, Claude Corriveau, commissaire à l’exposition Jean-Claude Dupont: homme de légendes - Un peintre ethnologue chez les Amérindiens, a été l’une des étudiantes de Jean-Claude Dupont. Elle a publié le fruit de sa thèse dans un livre intitulé Les voitures à chevaux au Québec.

«Dans les années 70 et 80, il était partout», rappelle l’éminent historien et scénariste Michel Lessard. «Les diplômes d'études avancées pleuvaient par dizaines, nourrissant une muséologie en plein élan et un ministère de la Culture en envolée. Les publications étaient des best-sellers et tout le monde ratissait les campagnes pour se dénicher un domaine ou une trace matérielle du passé. Dupont a été un raffineur de carburant de cet éveil populaire, vite mis en image pour la télévision. Le professeur Dupont a ouvert mille pistes à explorer à une foule de créateurs.» 

Détenteur d'un baccalauréat ès arts de l'Université Sainte-Anne, en Nouvelle-Écosse, en 1960, Jean-Claude Dupont poursuit ses études à l'Université Laval, à Québec, où il reçoit une licence ès lettres (1963), une maîtrise ès arts et un doctorat en ethnologie. Par la suite, il entreprend des études postdoctorales au Centre d'ethnologie française de Paris.  En 2005, il a été nommé à l'Ordre du Canada.

De 1976 à 1982, il a été directeur du Centre d'études sur la langue, les arts et les traditions populaires des francophones en Amérique du Nord (CÉLAT). 

Durant sa carrière, Jean-Claude Dupont a écrit, seul ou en collaboration, une quarantaine d'ouvrages sur la culture matérielle des francophones d'Amérique du Nord dont Le Monde fantastique de la Beauce (1972), Héritage d'Acadie (1972), Le Sucre du pays (1975), Histoire populaire d'Acadie (1979) et L'artisan forgeron (1979). 

Avec son épouse, Jeanne Pomerleau, écrivaine qui compte plusieurs publications à son actif, dont Les grandes corvées beauceronnes, Métiers ambulants d’autrefois et Arts et métiers de nos ancêtres, 1650-1950, Gens de métiers et d'aventures et la trilogie Des métiers pour l'âme, Des métiers pour le corps et Des métiers pour le voisinage, il forme une équipe du tonnerre. 

Jean-Claude Dupont a aussi publié et illustré une quinzaine de recueils de légendes se rapportant aussi bien à l'Amérique française et au fleuve St-Laurent qu'aux diverses régions du Québec et à la culture amérindienne que l'on peut se procurer aux Éditions JC Dupont

Soucieux de la diffusion du patrimoine, Jean-Claude Dupont devient alors éditeur et peintre. Comme le rappelle Claude Corriveau en entrevue à Radio-Canada, Monsieur Dupont illustre chacune des légendes de ses livres de vulgarisation d’un tableau de style naїf -- plus de 400 au total ! Ces tableaux ont d’ailleurs fait l’objet d’importantes expositions à travers le monde : États-Unis, France, Japon et Russie.  

D'après Harold Gilbert, «Jean-Claude Dupont avait cette manière de raconter les légendes comme s’il en avait été lui-même témoin. Ce qui est un peu vrai. En effet, né à Saint-Antonin, dans le Bas-Saint-Laurent, le jeune Dupont se plaît à écouter les aïeux, détenteurs de la sagesse populaire, les bûcherons et gens de passage qui se dépensent en histoires abracadabrantes de loups-garous et de trépassés dans la chaleur du magasin général familial.» 

Il reçoit un doctorat d’honneur ès lettres de l’Université de Moncton en 2004 ainsi qu’un doctorat honorifique en études acadiennes de l’Université Sainte-Anne en 2012. 

Entre 1973 et 1976, Jean-Claude Dupont, homme aux multiples talents a aussi écrit les textes de plusieurs chansons d’Edith Butler, dont Sail à majeur, l'Acadie s'marie, Les berceaux et Nos hommes ont mis la voile

«Homme modeste et d’une grande simplicité, tous, que ce soit des collègues de travail ou des étudiants, lui faisaient immédiatement confiance», mentionne Jeanne Valois. «Généreux envers les nombreux étudiants qu’il a côtoyés, il parvenait à nouer une relation de confiance avec chacun d’eux. Empathique à souhait, il savait charmer tous ceux qu’il rencontrait que ce soit au travail ou dans sa vie privée.»   

L’exposition Jean-Claude Dupont: homme de légendes - Un peintre ethnologue chez les Amérindiens est présentée jusqu’au 17 décembre 2017 à la Maison des Jésuites, située au 2320, chemin du Foulon.

mardi 14 mars 2017

UOCMN 2017 - des discours et des succès inspirants

@UOCMN 2017, une journée de conférences annuelle organisée par les étudiantes et les étudiants en communication de l’Université d’Ottawa, était de retour pour une troisième année aujourd'hui au Pavillon Tabaret. 

Cette activité spécialisée, qui explore les nouvelles tendances en relations publiques, attire chaque année des étudiants et des professionnels du milieu des relations publiques et de la communication. La journés conférences de cette année avait comme thème «La valorisation de l’image en relations publiques».

La première conférencière, Madame Anabel Linblad, s’est intéressée à la notion d’image. Pour ce faire, elle a jeté un regard sur l’image du Canada ici et ailleurs dans le monde à partir de sondages et de clip vidéo.

Madame Lindblad est directrice, Communications stratégiques, pour le portefeuille des affaires étrangères, de la sécurité et de la défense au Bureau du Conseil privé (BCP). Elle œuvre au sein du gouvernement du Canada depuis maintenant neuf ans, ayant passé par le Commissariat aux langues officielles, le Secrétariat du Conseil du Trésor et Affaires mondiales Canada avant de se joindre au BCP.

Le second conférencier, Serge Vallières, Directeur conseil chez Citoyen Optimum, nous a parlé des relations de presse à l'ère des médias sociaux. Pour ce faire, Monsieur Vallière a donné de nombreux exemples concrets comme le lancement de TéoTaxi ou de la Molson 1908 en plus de nous mentionné qu'à l'heure des nouveaux médias, le téléphone reste un outil imbattable pour faire ses relations de presse

En début d’après-midi, Daniel Bouchard, chef d’antenne du Téléjournal Ottawa-Gatineau, week-end à la Télévision de Radio-Canada et professeur à l’Université d’Ottawa a agi en tant que modérateur du panel des grands anniversaires, une première pour le colloque UOCMN. 

Lors de son allocution d’introduction, Monsieur Bouchard a pris soin de féliciter les 13 étudiants à l’origine du UOCMN2017, un geste qui a fait chaud au cœur des étudiants. 

Le panel des grands anniversaires était composé de Madame Ajà Besler, Présidente de l'association des communautés francophones d'Ottawa, Diplômée de l'Université d'Ottawa, et de Monsieur M. Guy Laflamme, directeur général du Bureau d’Ottawa 2017 (Ottawa 2017). Monsieur Laflamme nous a d’ailleurs précisé que le plan de communication initiale de la ville d’Ottawa pour les célébrations du 150e faisait plus de 400 pages !

En fin d’après-midi, UOCMN2017 a eu le privilège de recevoir Monsieur Pierre Gince, Président et fondateur de Direction Communications et Mesure Média. Monsieur Gince nous a entretenus des « Perspectives d’avenir en Relations Publiques. »

Journaliste, puis conseiller d’un ministre et au sein de trois cabinets de relations publiques, Pierre Gince, agréé en relations publiques (ARP ), fonde le cabinet de relations publiques Direction Communications stratégiques en 1994 et Mesure Média en 2015. 

En 2016, la Société québécoise des professionnels en relations publiques (SQPRP) a remis à Monsieur Pierre Gince le prestigieux Prix Yves St-Amand afin de souligner son engagement, le partage de ses connaissances et l’avancement de la profession auquel il a contribué.

Lors de sa présentation, Monsieur Gince a fait un bref retour sur l’histoire des relations publiques, de Jules César à nos jours. En fin d’allocution, Monsieur Gince a rappelé aux étudiants en relations publiques et en communication l’importance de s’impliquer le plus tôt possible à l’université, un plaidoyer « pro activité parascolaire » qui terminait magnifiquement bien la journée.

Fait à noter, Monsieur Gince avait avec lui un exemplaire d’un livre de Monsieur Edward Bernays dédicacé de la main de l’auteur, un document d’archives qui en a fait sursauter plus d’un dans la salle. Ce livre a été offert à Monsieur Gince par son ami Michel Dumas avant son décès.

À la fin des années 60, Michel Dumas a été un des premiers Québécois à obtenir une maîtrise en relations publiques (Boston University). Il avait aussi travaillé avec celui qu’on nomme le « père des relations publiques », Edward Bernays.

Je veux d’emblée féliciter le comité organisateur @UOCMN 2017 composé de Clémence Caro, Dominique Carrière, Gwenaëlle Couillec, Agathe Dauviau, Mélanie Desmarais, Djawad Dib, David Gakwerere, Mary Fulton, Priscilia Luasa Kabengele, Michca Lacaille, Ama Ouattara, Laurence Sicotte-Robinson et Maude Thérien pour l’organisation de cette journée-conférences, qui témoigne du dynamisme du département de communication de l’Université d’Ottawa. 

Ce forum initié il y a quelques années par Benoît Paradis, Producteur associé chez Fokus Box et ex-étudiant en relations publiques au département de communication de l'Université d'Ottawa, est un moment important pour les étudiantes et les étudiants du département de communication de l’Université d’Ottawa. En effet, en plus d'approfondir leurs connaissances lors des conférences, les participants mettent celles-ci en pratique lors d'échanges et de rencontres stimulantes.

Dans la préparation de ce colloque, les organisateurs de @UOCMN 2017 ont reçu le soutien du département de communication, de la faculté des Arts de l’Université d’Ottawa, du Centre du bilinguisme / Bilingualism Centre, d'UOttawa Alumni - Diplômés UOttawa, @Conseil d'esprit de corps, de médias et de gens d'affaires dont Citoyen Optimum, ICI Ottawa-Gatineau et Infopresse. Je tiens à les remercier.

lundi 13 mars 2017

125e anniversaire de la Coupe Stanley

À l'occasion du 125e anniversaire de la Coupe Stanley, retour obligé sur le trophée le plus célèbre du sport professionnel.  

Quelles sont les origines de la Coupe Stanley ? Combien existe-t-il de Coupe Stanley ? Quelles sont les meilleures anecdotes reliées à la Coupe Stanley ?  J'en parle avec Ray Cloutier à l'antenne du FM93 avec en prime une histoire savoureuse sur la Coupe Avco (AMH), premier trophée commandité dans l’histoire du sport professionnel.

lundi 6 mars 2017

Lancement de Snapchat en bourse


Snapchat est une application gratuite de partage photos et de vidéos qui a été conçue et développée par trois étudiants de l'université Stanford. Snapchat permet de communiquer facilement avec des amis et de regarder des Live Stories du monde entier. Ceci dit, chaque photographie ou vidéo envoyée ne peut être visible par son destinataire que durant quelques instants. Et bien sûr, les Snapchatters peuvent toujours faire des captures d’écrans ! 

Pourquoi cette application suscite-t-elle tant d'enthousiasme en bourse (Snapchat valait 40 milliards $ deux jours après son lancement au NYSE – plus que CBS, Carnival Cruises ou Delta !) et comment les fondateurs ont-ils réussi à créer un buzz aussi important? J’en parle avec Gilles Parent du FM93.

samedi 4 mars 2017

Red Bull Crashed Ice à Ottawa


En fin de semaine, à l’occasion du 150e anniversaire de la confédération canadienne, le Red Bull Crashed Ice se déplace à Ottawa pour la première fois. 

En créant un événement sportif comme le Red Bull Crashed Ice, le géant de la boisson énergisante Red Bull entretient sa visibilité et son capital de sympathie auprès des adolescents et des jeunes adultes, ses deux publics de choix. 

Mieux encore, en concevant plus de 500 événements dans le monde annuellement, Red Bull est devenue avec le temps un créateur de records, mais aussi un créateur de contenus et de sensations fortes qui seront au final associés à sa marque.  

En prime, les divers événements auxquels la firme s’associe contribuent à conforter son image de marque auprès de sa clientèle, une image fondée sur « l’authenticité ». 

Après tout, comme le dit Red Bull : « ce n’est pas du marketing, c’est un exploit sportif. » 

Et pourtant, comme je le rappelle en entrevue à Radio-Canada Ottawa, pour être efficace, le contenu d’une action marketing doit toujours aller dans le sens de l’image que cherche à se donner une entreprise. Dans le cas du marketing événementiel, l’événement organisé doit appuyer, voire renforcer l’image de marque de la firme. 

Dans les faits, on devine que les effets de ce marketing événementiel de Red Bull sont nombreux et spectaculaires.

Les clients potentiels se reconnaissent dans son image extrême entretenue par son association tous azimuts à un homme qui dévale en patin, au péril de sa vie, une pente glacée à toute vitesse (Red Bull Crashed Ice). 

Par ailleurs, ils ont une meilleure image de Red Bull et ils pensent que le géant de la boisson énergisante est un leader dans son secteur d’activité (ce qu’il est avec son rival de toujours Monster Energy Drink). 

En s’associant à un événement, la firme cherche donc à maximiser les éléments suivants : exclusivité d’association, droit de se présenter comme le commanditaire officiel, droit d’utiliser le nom, le logo et l’image de l’événement, visibilité sur le site de l’événement, occasions d’actions de relations publiques, etc. 

Dans ce contexte, les critères permettant d’évaluer la commandite sont nombreux: nombre de téléspectateurs, visibilité sur les lieux de l’événement et dans la couverture médiatique, image de l’événement, potentiel commercial, couverture en temps réel, mentions de l'entreprise et présence de la télévision.

L’ABC du marketing événementiel sportif efficace se résume à quelques principes simples. Parmi ceux-ci, trois règles incontournables: 1) ciblez (dans la mesure du possible) et entretenez votre image ; 2) prenez des risques, mais pas trop ; et 3) préparez-vous en cas de catastrophe. Pour maximiser vos chances de réussite et vous protéger, revêtez toujours la cape de l’exploit sportif.

mercredi 1 février 2017

Super Bowl: une pub pro-immigration pour Budweiser

Année après année, les Clydesdales de Budweiser (c'est le nom des chevaux que l'on voit dans les pubs de la bière Bud) sont utilisés pour annoncer la marque phare du célèbre brasseur Anheuser-Busch. Et c'est généralement un succès.

En effet, on retrouve à peu près toujours les chevaux de Budweiser parmi les messages les plus appréciés de la classique annuelle du Super Bowl. Mais les choses pourraient changer cette année.

Car ce dimanche, Budweiser va s'éloigner des chevaux et évoquer ses origines. Plus précisément, Budweiser va raconter l'histoire de son fondateur, un immigrant, Adolphus Busch, originaire d'Allemagne.

Dans le contexte politique actuel, voici un message de 60 secondes qui prendra assurément une coloration politique. Et on peut penser qu'il s'agira du message le plus jasé de la journée sur les médias sociaux. N'excluez pas une réaction du président Donald Trump.

Mais pourquoi Budweiser, un géant de la bière «col bleu» qui est maintenant possédé par le géant belge AB InBev (et qui a joué la carte de l'Amérique dans son rebranding cet été) risque aussi gros? Pour faire jaser, attirer l'attention, susciter la réflexion?

Historiquement, sport et politique ne font pas bon ménage. Voilà pourquoi les publicités du Superbowl utilisent le plus souvent des vedettes ou des animaux. L'objectif est de divertir, unir, rassembler.

Conscient du potentiel «danger» de ce message, les relations publiques d'Anheuser-Bush ont tricoté une explication ambiguë : «Non pas de lien avec le contexte politique actuel, mais dans les circonstances, dit Ricardo Marques, vice-président marketing de Budweiser, le message est d'actualité (“relevant today,”).»

Comment les 110 millions de téléspectateurs réagiront-ils à ce message? Je vous invite à regarder cette publicité de Budweiser pour vous faire une tête.


"Born the Hard Way,"



mardi 31 janvier 2017

Bientôt des machines distributrices dans les McDonald’s ?


Est-ce que des machines distributrices serviront un jour les clients des restaurants McDonald’s? Aujourd'hui en tout cas, en échange du tweet “Check out the new Big Mac” sur votre compte Twitter, McDonald's vous donnera un Big Mac GRATUIT.

Officiellement, le géant de la restauration rapide parle d’une expérience d’une journée dans un seul McDonald’s -- celui de Boston -- entre 11 h AM et 2 h PM aujourd’hui. Mais dans les faits, McDonald’s explore actuellement toutes sortes d’options pour augmenter ses ventes. 

Après le déjeuner 24 heures qui a fait un tabac aux États-Unis et qui s'en vient au Canada, on sait que McDonald’s réfléchit à la livraison à domicile avec Uber Eats et à une nouvelle application sur les téléphones cellulaires qui permettrait de commander à l’avance afin d’accélérer le service à la clientèle, un peu comme le fait déja Starbucks et Domino's Pizza.

Bientôt des machines distributrices dans les McDonald’s ? J’en parle avec Paul Houde

vendredi 13 janvier 2017

Film sur les origines de McDonald's


Le film Le Fondateur met en scène Ray Kroc, un décrocheur qui a fait depuis la liste des 100 personnes les plus importantes du 20e siècle selon le magazine Time et qui est à l'origine d'une chaîne de restaurants qui attire chaque jour 60 millions de clients.

En 1954, Ray Kroc sillonne les rues de l'Amérique en tant que vendeur itinérant. Il a été tour à tour vendeur de gobelets de carton pendant 16 ans et distributeur de machines à milk-shakes.

Intéressé par la vitesse et la productivité, Ray Kroc peine à introduire ses machines à milk-shakes dans les restaurants de type drive-in, très populaires auprès des adolescents. 

Un jour, une importante commande le conduit à San Bernadino, dans le sud de la Californie, où il rencontre les frères Richard et Maurice McDonald – des gros clients de Ray Kroc. Ça adonne bien, les ventes de machine à milk-shakes sont en déclin à cause des déplacements migratoires dans les banlieues.

Les frères McDonald s’y connaissent en restauration. En 1937, ils lancent avec papa un restaurant de hot dogs; en 1940, un McDonald's drive-in ; et en 1948, un McDonald's version améliorée.

À force d'essais et d'erreurs, les deux restaurateurs ont imaginé une approche innovatrice sur le point de révolutionner le domaine de la restauration rapide :

  • Un menu simple - 9 item (hamburger, frites, boissons gazeuses et milk-shake, entre autres)
  • Un minimum d'employés
  • Un service rapide au comptoir (moins de 30 secondes – pas de vaisselle)
  • Une mascotte SPEEDEE que l’on retrouve encore devant les premiers restaurants McDonald's
  • Une machine à condiment qui permet d’accélérer le service
  • Des restaurants propres, propres, propres
  • Un branding redoutable (premier à utiliser massivement la publicité et la promotion)
  • Une architecture distinctive - les restaurants McDonald’s sont en forme d’arche
Sans surprise, Ray Kroc est initialement en admiration devant les deux frères. Après tout, ceux-ci ont généré des ventes en hausse de 40% en trois ans, De vrais génies du marketing!

Mais soyons honnêtes : les frères n’ont pas inventé cette recette – ils l’ont améliorée. Dans les faits, White Castle invente le fast-food en 1921 mais les fondateurs commettent deux erreurs : non au crédit (il faidra payer comptant chaque nouveau restaurant) et non aux franchises.

Conscient du potentiel extraordinaire des restaurants McDonald’s, Ray Kroc devient un nouveau partenaire d'affaires de la famille McDonald’s. Kroc espère développer le concept à grande échelle grâce à deux idées.

Dans un premier temps, il veut augmenter la cadence des franchises aux États-Unis à l’origine puis à l’internationale par la suite - ce qu'il fera à partir de 1967 avec le Canada.

Dans un deuxième temps, Kroc crée une entreprise qui aura le mandat d’acheter des emplacements qui seront par la suite offerts aux franchisés pour générer encore plus de frics. Kroc fait donc dans l'immobilier.

Mais il y a un problème : les frères McDonald aiment ça peinard - pas trop de stress. Sans surprise, la chicane éclate. Les frères font des cachettes – ils veulent garder un resto.

En 1961, Ray Kroc décide d’acheter les frères pour 2.7 millions $ (1 million $ après taxe pour chacun des frères) et des redevances à venir, une clause du contrat qui n’apparaît pas dans le contrat «pour un pas effrayer les futurs franchisés». Un porcentage sur les ventes qui ne sera jamais payé!

À travers le temps, les franchisées seront à l’origine des meilleures idées de McDonald’s : filet de poisson en 1965 (pour répondre à la demande d’un quartier catholique qui ne consomme pas de viande le vendredi), le Big Mac cinq ans plus tard, le service à l’auto en 1975 en Arizona (les militaires d’une caserne avoisinante ne peuvent pas entrer dans le restaurant mais tiennent à manger du McDonald's), le chausson aux pommes et enfin, l’Œuf McMuffin en 1971.

Comme je le rappelle dans cette entrevue avec Benoît Dutrizac, Ray Kroc est un personnage coloré qui s’est présenté très longtemps comme le fondateur des restaurants McDonald’s.

La beauté du film Le Fondateur est de rétablir les faits. Ray Kroc est un joueur central du développement des fast-food McDonald’s. Sans lui, on ne parlerait pas d’une chaîne dont la valeur boursière dépasse maintenant les 100 milliards $ et des ventes de 25 milliards $ par an. 

Mais les initiateurs de ce magnifique succès de marketing, ce sont les frères McDonald comme le reconnaissait d’ailleurs avec justesse Fred Turner, ex-PDG de McDonald’s en 1991.

Après tout Turner s’y connaît en restaurants McDonald’s. Il avait en effet débuté dans l’entreprise en tant que responsable des grills. C'était en 1956!

jeudi 12 janvier 2017

Amazon crée 100 000 emplois aux États-Unis


Amazon annonce aujourd’hui qu’elle va créer 100 000 emplois dans les prochains mois aux États-Unis. Ceci dit, la firme s’est fait muette la nature de ces emplois.

Personnellement, je crois qu’Amazon va construire plusieurs entrepôts afin de réduire les frais de poste et accélérer la livraison. Objectif avoué : livrer en moins de 24 heures dans le maximum de marchés aux États-Unis.

Je pense aussi qu'Amazon va commencer à ouvrir des magasins physiques un peu partout aux États-Unis, entre autres, puis des librairies et éventuellement des supermarchés. 

Dans le passé récent, Amazon a déjà créé 120 000 emplois en cinq ans aux États-Unis – elle compte 280 000 emplois actuellement au total.

Par ailleurs, comme je le mentionne à Gérald Fillion en entrevue à l'émission RDI Économie à l'antenne de RDI, deux éléments clés permettent de mieux comprendre l'annonce d'hier.

Premièrement, Amazon est en compétition avec Alibaba, et son PDG Jack Ma a rencontré Donald Trump la semaine dernière. Lors de cette rencontre, Alibaba a annoncé la création de 1 000 000 d'emplois aux États-Unis dans les prochains mois! Donc Alibaba va envahir les États-Unis en 2017 (et donc le Canada).

Deuxièmement, Jeff Bezos, le PDG d'Amazon possède le Washington Post qui a été implacable lors de la dernière campagne électorale aux États-Unis. C’est le Washington Post qui a rendu publique la vidéo montrant Donald Trump et Billy Bush échangeant sur les femmes. Dans un discours, Trump a même dit : « quand je serai président, Amazon va avoir des problèmes. »

Il faut donc voir cette annonce d'Amazon comme faisant partie d'une opération de relations publiques - opération séduction à l'égard du président et des électeurs – et opération marketing – ce préparer adéquatement à l’arrivée physique d’Alibaba aux États-Unis.

En résumé, la commande est énorme : Amazon a utilisé 45 000 robots dans ses entrepôts lors de la période des fêtes 2016 !