mardi 6 décembre 2016

Révolution chez les princesses Disney



Pendant des décennies, la princesse des contes de fées de Disney a incarné le rêve et l'idéal des petites filles. Cette légende a été entretenue dans la culture populaire grâce à des films célèbres et des innovations technologiques importantes chez Disney : le son (1928), la couleur (1932) et plus récemment le développement du numérique. 

En 1937, le film Blanche Neige et les sept nains sauve Disney de la faillite. C’est le début de l’âge d’or du conte de fées. Une recette que l'on répétera mille fois plutôt qu'une chez Disney. Une recette qui « marche » très fort.

Plus récemment, alors que des films comme La Belle et la bête (2014) et Aladdin (1992) glorifient le modèle traditionnel, la culture populaire anticipe le changement avec des films comme Alien et Schrek ; des films qui inversent les rôles traditionnels. Mais jusqu'au lancement des films de Disney comme Frozen, Les nouveaux héros ou plus récemment Moana, difficile de trouver la moindre allusion à de nouvelles structures mythiques. 

Dans un monde en mutation, on commence à multiplier les annonces chocs au pays de la culture populaire. Barbie fait dans la diversité des corps. Playboy abandonne la nudité complète

Fruit de la pression des consommateurs, un nouveau mythe pointe à l'horizon. La jeune fille n'est plus dans l'attente du prince charmant. Le mariage n'est plus une fin en soi. J’y reviens dans cette entrevue avec Benoît Dutrizac à l’antenne du FM 98,5.

mardi 22 novembre 2016

22e édition du Déjeuner des Médias au bénéfice de Centraide Québec



Le mardi 29 novembre prochain se tiendra la 22e édition du Déjeuner des Médias au bénéfice de Centraide Québec et Chaudière-Appalaches, le grand rendez-vous annuel des professionnels des communications et du marketing à Québec. Cette initiative de l’agence IMÉDIA firme créative aura lieu au chic Capitole de Québec et sera animée par Marie-Christine Leblanc. 

Chaque année, depuis plus de 22 ans, le monde de la communication, de la presse et des annonceurs de la Capitale-Nationale se réunissent le temps d’un déjeuner au bénéfice de Centraide Québec et Chaudière-Appalaches.

Cette rencontre est également l’occasion d’assister à la 9e édition des Prix Médias, un grand événement annuel de reconnaissance soutenu par la Société des communicateurs de Québec (SOCOM), la Chambre de commerce et d’industrie de Québec (CCIQ) et la Chambre de commerce de Lévis (CCL), La Jeune Chambre de Commerce de Québec (JCCQ) et Léger.  

Cinq marques de reconnaissance seront remises : la personnalité de l’année, la relève de l'année, la performance en communication la performance événementielle et le Grand Prix Médias. Cet événement permet non seulement de rassembler et de remercier les professionnels de l’industrie, mais aussi d’honorer les leaders de l’industrie de notre belle région. 

La conférence « Mouvement médiatique » sera menée par Jean-François Dumas, président et fondateur d'Influence Communication. Il oeuvre dans le domaine depuis près de 30 ans. Jean-François Dumas tracera un portrait précis et sans complaisance de l’écosystème médiatique québécois. Il soulignera les caractéristiques utiles aux communicateurs et il proposera des pistes afin d’en tirer profit.  

Jean-François Dumas oeuvre dans le domaine depuis plus de 25 ans. Il a enseigné et donné des conférences dans plusieurs universités depuis 1991. Pendant plusieurs années, il a notamment enseigné les relations publiques à l'École nationale d'administration publique. Il a mis sur pied les premiers services automatisés de surveillance médias au sein du gouvernement canadien en 1994. 

M. Dumas a effectué ses études universitaires en science politique et en journalisme. En 2002, Il a co-écrit le livre Les relations publiques dans une société en mouvance. Jean-François Dumas a été conseiller en communication et en relations publiques auprès de nombreuses grandes organisations. 

Il a été conférencier invité à NewsXchange 2007 et 2008 qui réunissaient à Berlin et à Valence les principaux télédiffuseurs du monde entier. En mai 2008, il a été conférencier au Arab Broadcast Forum, à Abu Dhabi. Il a fait l'analyse du travail des médias arabes dans 23 pays. Il se joint maintenant à l'équipe deSalut Bonjour Week-End pour revoir l'actualité de la semaine avec nous. 

Dans le cadre de mes interventions à l’antenne de l’émission de Benoît Dutrizac au FM98,5 à Montréal les lundis après-midi, j'ai eut la chance de partager l’antenne avec Jean-François Dumas, président d’Influence Communication.  

À travers le temps, voici d’ailleurs 20 caractérisques clés des médias québécois que vous devez garder en tête, ceci gracieuseté des entrevues de Jean-François Dumas et des bilans annuels d'Influence Communication

Pour plus d’info sur le Déjeuner des Médias au bénéfice de Centraide Québec et Chaudière-Appalaches, cliquer ici. 

Source : Alexandra Leblond, Coordonnatrice du Déjeuner des médias

vendredi 18 novembre 2016

Lancement des Animaux fantastiques de J.K. Rowling


L’univers d’Harry Potter effectue un retour au cinéma en fin de semaine grâce au film « Les animaux fantastiques » scénarisé par J.K. Rowling. C’est un « antépisode » ou prequel aux 7 livres de J.K. Rowling ; on suit un sorcier dans le New York des années 1920.

Cette nouvelle histoire met en vedette Norbert Dragonneau, le scientifique à l’origine du Dictionnaire des animaux fantastiques que l'on évoque dans les romans d'Harry Potter et qui a fait l'objet d'un livre signé par... Norbert Dragonneau dans la vraie vie. Ce film est le premier d’une série de cinq longs-métrages.

Pour une auteure qui a l’habitude de nier l’importance du marketing et de la publicité dans son succès personnel, Madame Rowling et son équipe ont à nouveau fait preuve d'un sens aigu de la mise en marché. Tout d'abord en engageant la quasi-totalité de l’équipe qui a fait le succès des films d’Harry Potter. Ensuite, en annonçant son projet de films sur son compte Facebook en 2013 (3 films à l’origine sur Monsieur Dragonneau… 5 maintenant !).

Il faut dire que Madame Rowling est une relationniste et une auteure de grand talent. En entrevue, elle affiche un mépris profond pour la publicité (ce qui amuse toujours beaucoup les journalistes); elle minimise le rôle joué par le marketing dans le succès de ses romans (un vieux réflexe d’écrivains, spécialement dans le cas des auteurs à succès); et à l’occasion, elle se moque un peu méchamment du géant Spielberg (une attitude très populaire en Europe, dois-je le dire). 

Au total, les ventes totales de la marque, incluant celles des produits dérivés de Harry Potter s’élèvent à près de 25 milliards $, selon The Times de Londres. À eux seuls, les États-Unis représentent 55 % des ventes mondiales. Pour répondre à la forte demande pour les livres de Harry Potter aux États-Unis, le New York Times à même crû bon créer une liste séparée best-seller de la littérature pour enfants, en 2000.

Madame Rowling comprend dès le départ l'importance d'adapter son oeuvre aux différents marchés planétaires. Ainsi, les textes des romans Harry Potter ont été traduits de l’anglais à « l’américain ». Le titre du premier livre Harry and the Philosopher’s Stone est devenu Harry Potter and the Sorcerer’s Stone aux États-Unis.

Madame Rowling a aussi modifié son nom pour attirer le maximum de lecteurs. Au moment de la publication du premier tome de la série, l’éditeur de la première édition demande à Madame Joanne Kathleen Rowling (c'est le véritable nom de l’auteure des romans Harry Potter) de signer ses romans avec un nom neutre, ceci afin de rallier le maximum de jeunes lecteurs masculins.

Depuis ce temps, Madame Rowling utilise les lettres J et K au lieu du prénom Joanne Kathleen pour signer ses livres. Elle devient donc J. K. Rowling. 

Par ailleurs, lors d’un lancement de livre ou de film, il y a toujours quelques incidents qui viennent perturber l’ordre normal des choses, comme c’est d’ailleurs le cas avec le film lancé cette semaine (voir premier paragraphe).

Évidemment, on ne manque jamais de mentionner que le dernier livre – ou le dernier film – est peut-être un peu trop effrayant pour les enfants… Un vieux truc qui garantit bien sûr l’intérêt des plus jeunes !

Dans les faits, la machine de communication-marketing de l'éditeur réussi généralement très bien à susciter l’intérêt du lecteur avec des informations spectaculaires : droit du livre, nombre de copies imprimées et vendues, nombre de langues (traduction), ventes le premier jour, montant investi dans la promotion des films, etc.

Idéalement, l’éditeur donne l’information au compte-gouttes pour assurer et maintenir l’intérêt des fans. Dans ce dernier cas, la machine à rumeurs laisse souvent un doute dans l’esprit du lecteur : « Est-ce qu’il y aura assez de livres pour tout le monde ? »

Sans surprise, cette recette a permis à Harry Potter de générer des ventes remarquables. Jusqu’à maintenant, les 7 romans de la série se sont écoulés à 400 millions d’exemplaires et ils ont entraîné des revenus de 5,4 milliards $ à l’échelle planétaire (1,7 milliard $ en Amérique du Nord seulement).

Les livres de la série sont vendus dans 140 pays et ils ont été traduits en 67 langues. Le premier livre de la série a même été traduit en latin, en gallois, en gaélique et en grec ancien. Au-delà des chiffres de vente des livres, le succès Harry Potter se mesure par le nombre de supports sur lesquels on retrouve le héros : édition régulière, éditions de luxe, t-shirts, pyjamas, casquettes, sacs à dos, crayons, iPod, agendas, posters, jouets.

Les différents films de la série ont donné naissance à des jeux vidéo (8) conçus par Electronic Arts. Plus récemment, Universal et Warner Brothers ont créé « Le Monde Magique de Harry Potter » à Universal Orlando, en Floride. C’est dire la puissance de la marque Harry Potter qui sera décliné sous de multiples formes dans les prochaines années…

mercredi 9 novembre 2016

Les Américains rêvent d'émigrer au Canada - vrai ou faux?


Au cours de la nuit de mardi à mercredi, la nouvelle a frappé comme une tonne de brique sur les médias sociaux : preuve à l'appui, le site d'Immigration Canada a connu une panne «en raison d'une augmentation importante du volume de trafic», selon le ministère. 

Il n'en fallait pas plus pour que les Canadiens (et certains médias américains) concluent que des millions d'Américains cherchaient à émigrer au Canada suite à l'élection de Donald Trump. 

Mais est-ce vrai ou est-ce faux ? Le journaliste Tristan Péloquin a eu l'excellente idée de faire une recherche sur Google pour vérifier le tout. Et ce qu'il a découvert est plutôt renversant...


mercredi 2 novembre 2016

Ça brasse dans les médias traditionnels

Face à un environnement changeant, les médias traditionnels et plus particulièrement les médias écrits sont en mode «coupure» au Québec. 

Québecor Groupe Média annonce aujourd'hui l'abolition de 220 postes au sein de Québecor Groupe Média, surtout des postes cadres, professionnels et de soutien administratif, soit près de 8 % de l'effectif.

Québecor Groupe Média annonce également que les forces de ventes locales, dont celle des journaux, seront dorénavant sous la responsabilité de la Régie publicitaire déjà en place. Par ailleurs, TVA Publications procédera à une réorganisation de sa structure interne et cessera la publication de deux magazines, soit CHEZ SOI et Tellement bon. 

Au début du mois d'octobre, Rogers Média a annoncé qu'elle se concentrera sur ses marques de langue anglaise et se départira de Châtelaine, de LOULOU et de L'actualité. Dans le cas de Rogers, rappelons pour la petite histoire que l'entreprise avait percé le secteur des médias écrits en mettant la main sur Maclean Hunter pour 3,1 milliards $ en 1994. Mais c’était avant la révolution Internet.

Mais ce n'est pas tout. Selon Jean-François Codère, TC Média doit annoncer une réorganisation du journal Les Affaires qui verra celui-ci passer de 42 à 28 publications par année.

Au-delà d’internet et des médias sociaux qui permettent de s’informer instantanément à peu de frais, plusieurs facteurs clés expliquent le lent déclin des médias écrits. D’abord avec l’avènement des chaînes de nouvelles en continue à la télévision qui ont eu pour effet de transformer la notion d’information et de rendre presque caduque le journal papier. 

Ensuite, les quotidiens ont augmenté leur tarif, la classe moyenne a quitté les centres-villes, les jeunes lisent de moins en moins et un plus grand nombre de lecteurs affirment lire l’exemplaire de quelqu’un d’autre, que ce soit dans le restaurant, au bureau ou chez un ami. 


lundi 31 octobre 2016

L'histoire de l’Halloween - l’histoire du marketing

Princesses, superhéros, pirates, sorcières, vampires, masques de clowns ou de Batman, l’Halloween a le vent dans les voiles. À preuve, les dépenses liées à la fête atteignent le milliard de dollars au Canada et plus de 8,4 milliards $ aux États-Unis (costumes - 3,1 milliards $ ; bonbons - 2,5 milliards $ ; et décoration - 2,4 milliards $).

D'origine Celtique, cette fête date de 2000 ans et célébrait le nouvel an. Elle fait le saut en Amérique du Nord par l'entremise de l’immigration Irlandaise. 

À partir de là, l'histoire de l’Halloween, c’est l’histoire du marketing. Car la fête de l’Halloween, d’abord destinée aux adultes, devient une fête d’enfants au début des années cinquante. Sous l’emprise des dollars pubs de Kellogg et de Kool-Aid, les gâteaux, les sous noirs et les biscuits disparaissent graduellement. Ils font place aux sucreries, aux bonbons, aux chocolats et aux chips.  Rapidement, les autres géants de la friandise font le saut dans l'Halloween.

Ces campagnes de publicité marquent officiellement le début de l'exploitation commerciale à grande échelle de l'Halloween qui deviendra fête d'enfants, puis plus récemment, fête des enfants et des plus grands... 

Pour l’industrie du bonbon, c’est la prise deux dans le département «marketing des bonbons». En effet, comme je le mentionne à Radio-Canada en entrevue, l’industrie du candy avait cherché à stimuler les ventes de sucreries en 1916 en créant le Candy Day. Échec complet. 

Pourtant, trois ans auparavant, Hallmark avait réussi à augmenter ses ventes de cartes de souhaits en concevant la fête de l’amour, ou si vous aimez mieux, la St-Valentin. Pour écouter l'entrevue, cliquer ici.

mercredi 26 octobre 2016

Est-ce la fin de la marque Trump ?

Donald Trump a bâti sa réputation dans l’immobilier. Un branding qu’il a ensuite décliné avec des centaines de produits et de services : ligne aérienne, steak, vodka, hôtels, casino, eau en bouteille, jeux de société, émission de télévision (« The Apprentice »). Un branding qu’il comptait aussi utilisé pour devenir Président des États-Unis. 

Mais c’était avant les vidéos, les accusations d’agressions sexuelles, les écarts de langage. Est-ce que Donald Trump a surestimé sa capacité à séduire? est-ce qu’il n’est pas en train de détruire sa marque de commerce? J’en parle en entrevue avec Benoît Dutrizac.

jeudi 13 octobre 2016

Sony lance son casque Playstation VR



Sony lance son casque Playstation VR aujourd’hui, un casque mettant en vedette la réalité virtuelle, une technologie qui pourrait changer profondément le monde de la communication et du marketing.

La réalité virtuelle permet à l’utilisateur de s’immerger dans un monde 360 degrés. Pour ce faire, il suffit de porter de « grosses lunettes de ski » qui permettent d’être virtuellement ailleurs, un peu comme si on approchait l’écran HD du téléviseur à quelques centimètres des yeux avec les avantages que cela suppose – une nouvelle couche d’information donc, un environnement plus réaliste créé virtuellement. 

Sans surprise, tous les joueurs clés du monde de la techno travaillent sur la réalité virtuelle. Lors du dernier Salon de la mobilité de Barcelone, Google, Apple, HTC, Sony (et son casque PlayStation), Yahoo! et Facebook en ont tous profité pour faire des annonces importantes dans ce secteur.

Sur le plan commercial, cet engouement s’explique, entre autres, par le ralentissement des ventes de téléphones intelligents et de tablettes à travers le monde. C’est sans compter les difficultés de la montre connectée ou montre intelligente (Apple Watch, par exemple) qui, de toute évidence, ne sera pas la révolution escomptée pour l’instant.

En 2014, Facebook a payé 2 milliards $ pour faire l’acquisition d’Occulus, une firme spécialisée dans la réalité virtuelle et fondée par Palmer Luckey, un jeune surdoué de 22 ans.

Les débouchés potentiels de la réalité virtuelle sont nombreux et spectaculaires : jeux vidéos, événements sportifs, spectacles de musique, formation (cours à l’Université d’Ottawa ?), tourisme et industrie de la porno. 

Sur le plan commercial, cette technologie va également bouleverser le monde de l’immobilier, du marketing, de la vente. 

Comme je le mentionne à Gilles Parent en entrevue, sur le plan humain, en simulant l’interaction, la réalité virtuelle pourrait aussi révolutionner les rapports humains. D’où l’intérêt de Facebook pour cette technologie. On parle déjà d’une industrie de 30 milliards $ en 2020! 

Pour que le rêve devienne réalité, plusieurs défis guettent la réalité virtuelle. Pour profiter pleinement des avantages de cette technologie, il faudra des ordinateurs plus puissants, un Wi-Fi 5G (ou peut-être même le Li-Fi de Philips).

Car, pour l’instant, le problème de la réalité virtuelle est son image -- on voit parfois les pixels, ce qui affecte le niveau de réalisme d’une génération de consommateurs qui a grandi avec la télévision HD. Mais selon Nicolas Lacroix du FM93, un grand fan et expert en technologie, ce problème se pose de moins en moins.

Pour passer à la vitesse supérieure, il sera aussi nécessaire de produire du contenu à la tonne (sport, fiction, cinéma, jeux vidéos, etc.) afin d’éviter les problèmes qui ont ralenti la télévision 3D. Il sera nécessaire de mettre au point des caméras capables de filmer à 360 degrés, ce que Samsung a fait avec sa Gear 360.

Enfin, il faudra éviter les nausées, car, à l’usage, on a constaté que 10 à 15 % des utilisateurs développaient des étourdissements en utilisant la réalité virtuelle. Gare à vous!

samedi 1 octobre 2016

Rogers augmente son contenu numérique


Rogers Média apporte des changements clés à son portefeuille de magazines pour répondre aux défis continus auxquels fait face l'industrie des médias imprimés.

Rogers va augmenter son contenu numérique dans le secteur des magazines. FLARE, Sportsnet, MoneySense et Canadian Business seront offerts exclusivement sur le web et sur leurs applications à partir de janvier 2017.

Quatre magazines resteront diffusés en format imprimé tout en offrant du nouveau contenu numérique par l'intermédiaire de Texture, de leur édition numérique, de leur site web et de leur application.

Par ailleurs, la fréquence de l'impression de trois magazines sera réduite à compter de janvier 2017 : Maclean's (une fois par mois), Châtelaine (six fois par année) et Today's Parent (six fois par année). HELLO! Canada demeurera une publication hebdomadaire.

Les versions imprimées sortiront en même temps que les versions numériques dans Texture, sauf Maclean's, qui paraîtra chaque semaine dans Texture.

Les abonnés aux versions imprimées continueront de recevoir leurs magazines en version imprimée jusqu'à la fin de l'année. Différentes options seront offertes selon les besoins des clients et le statut de leur abonnement. 

Rogers Média se concentrera sur ses marques de langue anglaise et se départira de Châtelaine, de LOULOU et de L'actualité.

Comme je le mentionne en entrevue à Julien Arsenault de la Presse Canadienne, L'actualité, Châtelaine et Loulou représentent encore de «belles propriétés» et il ne sera pas trop difficile pour Rogers de dénicher un acheteur.

Ce n'est toutefois pas le meilleur moment pour vendre. Le prix obtenu sera probablement bien inférieur comparativement à ce qu'on aurait pu générer il y a quelques années.

Rappelons pour la petite histoire que Rogers avait percé le secteur des médias écrits en mettant la main sur Maclean Hunter pour 3,1 milliards $ en 1994. Mais c’était avant la révolution Internet…

De nos jours, les Canadiens passent plus de huit heures par jour sur leur téléphone sans-fil, leur tablette ou leur ordinateur alors que les médias imprimés sont en déclin.

Les revenus tirés des éditions numériques des marques de magazines de Rogers surpassent maintenant les revenus tirés des éditions papier de 50 %.

dimanche 18 septembre 2016

Netflix transforme la télévision et les médias


Avec ses 83 millions de clients à travers le monde, Netflix se comporte désormais comme un HBO en développant ses propres séries à succès comme House of Cards et en concluant des accords avec des studios de cinéma, DreamWorks, par exemple.

Il est vrai que dans son arsenal, Netflix compte sur un atout de taille : le réflexe premier de la génération Y consiste souvent à abandonner la télévision par câble ou par satellite, perçue comme étant trop cher, pour le service Netflix, disponible sur des tonnes de plateformes conviviales : iPhone, iPad, Android, Apple TV, Roku, Xbox, Playstation, télévision intelligente, tablettes, écrans d’ordinateur, etc.  

Pas de doute possible, la télévision est au cœur d’une mutation d’importance qui aura des conséquences majeures sur Videotron, Bell Télé, Cogeco, Shaw et Rogers. 


Comment expliquer le succès de Netflix ? Quelles sont les forces et les faiblesses de Netflix Canada ? Dans ce contexte, quel est l'avenir de la télévision traditionnelle ? J’en parle en long et en large avec Gilles Parent du FM93.